tatouage tattoo

Tatouage tattoo

Deuxième décennie des années 2000 : quels sont les tatouages qui se font ?

Et qui se montrent ? Qui sont les tatoué-e-s ?

Il n’est pas question ici -et ce serait impossible- de faire un catalogue de toutes les sortes de tatouages. Ce n’est pas non plus une étude ethnographique (le questionnaire devrait s’intéresser aux aspects sociaux et culturels, aux contextes professionnel, économique, familial, etc. des personnes interrogées). 

Le site voudrait montrer « une photo » des tatouages contemporains et des motivations des tatoué-e-s. Il s’agit donc de relater des entrevues avec des gens qui racontent anonymement (s’ils le veulent) ou pas, leur(s) tatouage(s) et se racontent…

Le site sera complété au fur et à mesure de mes rencontres…

Le paradoxe du tatouage

Il est intime mais en même temps, souvent, donné à voir.

Un sportif rencontré par hasard présente un tatouage sur son bras : c’est une belle  calligraphie de quelques mots en arabe, très visibles (l’écriture est épaisse). Je lui en demande la signification et il me répond  : « C’est très personnel« . Evidemment. Un tatouage est forcément personnel. Il n’y a que lui qui en sait le sens mais tout le monde peut le voir. Pourquoi le rend-il visible ? A-t-il envie de le voir constamment ? Aurait-il pu faire tatouer ces mots en français ? Evidemment on se demande le sens de cette calligraphie.

Pourtant quelques personnes n’hésitent pas à parler de leur(s) tattoo(s). Voire à expliquer…

Un récit de soi ? Un ornement ?

Il y a beaucoup d’écrits sur les peaux des tatoués : des lettres, des sentences, des expressions, des extraits littéraires, des prénoms… Sur toutes les parties du corps. Dans toutes les langues, souvent des langues étrangères : anglais, japonais, arabe, népalais, elfique… Les Français ne se font pas -ou très peu- tatouer en français… Il est vrai que certaines langues offrent une très belle calligraphie. L’écriture sert alors  aussi d’ornement, de bijou…

 

 

TATOUAGE ? TATTOO ?

Tatouage : quelques données

Le tatouage est ancestral et universel.

France : 1er salon de tatouage, Paris 1961

Début des années 80 : une vingtaine de salons sur le territoire

2016 : quelque 2000 salons, le phénomène est en pleine expansion. Les Conventions Tattoo se multiplient dans l’Hexagone attirant des milliers d’hommes et de femmes… 

2017 : une augmentation exponentielle du nombre de tatoué-e-s et de tatoueurs (les chiffres varient un peu suivant les sources)  ; 14 % des Français sont tatoués ! Mais 40 % d’entre eux voudraient se faire détatouer, et 17 % détesteraient leur tatouage…

La presse écrite -que ce soit en magazine, presse quotidienne régionale, presse quotidienne nationale, presse gratuite-, les radios locales et nationales, les chaînes de télévision privées comme publiques, se sont emparées du sujet et traitent régulièrement -avec plus ou moins de réussite- du tatouage et des tatoué-e-s.

La profession est essentiellement masculine :  seulement 25 % de tatoueuses.

 

 Tattoo : un peu d’histoire

Autrefois : tatouages pour des raisons identitaires, médicales, religieuses, culturelles, politiques, sociales… En occident, depuis le XVIIe siècle, ce sont les marins du monde entier qui ont « importé » le tattoo de leurs expéditions. En France, ce sont plutôt les voyous, les bagnards, et au XIXe siècle les militaires (7 ans de service militaire, puis 5 ans par la suite, puis 3 ans, puis…) qui ont installé peu à peu le tatouage. Les années 60 (1960 !) en Californie, ont vu une naître une démocratisation avec le MLF. Les années 70 sont celles du début de la médiatisation et les années 90 sont celles où le show business, le sport s’emparent du tatouage. Les tatoueurs de stars deviennent des stars !

Un art à part entière

Autrefois asocial, antisocial, anticonformiste voire underground, le tatouage est devenu l’un des « beaux arts » avec ses styles, ses périodes, ses artistes. Comme la peinture, la musique.

 De nos jours, les tatouages sont plutôt tournés vers l’esthétique et la symbolique. Les motivations sont forcément personnelles,  liées à l’affect, souvent mystérieuses.

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