L’esthétique

Depuis toujours, la beauté, l’esthétique, les soins du corps intéressent Sophie. Très jeune, elle s’est donc dirigée vers un métier présentant ces possibilités de travail. A 19 ans, Sophie est « entrée en apprentissage » et a commencé à pratiquer ce qu’elle avait étudié. A l’institut où elle travaillait, la femme qui était son maître de stage pratiquait le tatouage semi-permanent.

Sophie, attirée par l’Inde, a choisi une fleur de lotus pour sa beauté. Le Lotus sacré ou Lotus d’Orient dont les symboles sont multiples, qui peut-être rouge ou bleu en encrage, se décline en de très nombreux tatouages, de toute taille, à des emplacements très différents.

Elle a choisi de le faire encrer en haut d’ une fesse. Mais, après trois années, les fleurs ont disparu et ne sont restées que trois feuilles, comme des coeurs. Déception. Plusieurs années après, Sophie l’a fait refaire. Strictement intime, il n’y a pas de photo.

L’encrage n’a pas duré longtemps, elle ne se souvient plus vraiment de la séance.

A 30 ans, Sophie connaissant un copain tatoueur, s’est fait tatouer un scarabée sur l’épaule. « Fan d’Egypte », elle aime les symboles de cette grande civilisation. Le tatoueur a proposé plusieurs dessins, elle a choisi. L’encrage a été fait en une fois. Cependant, au fil des années, le tatouage a « mal vieilli ». Beaucoup de détails se sont estompés au fil du temps.

« Si j’avais su, il aurait été fait différemment ! » Il est maintenant recouvert par une rose et un mandala.

Aux Etats-Unis, plus particulièrement au Colorado, Sophie a pris une décision : se faire tatouer les prénoms de ses deux enfants. A 39 ans, c’est un projet qu’elle avait depuis longtemps en tête -une dizaine d’années- , et en rentrant en France, elle est passée à l’acte.

Elle a elle-même dessiné le lettrage, elle a choisi l’avant-bras (c’est une partie du corps qui est facilement visible). Le tatoueur lui a conseillé de l’agrandir : le lettrage de Sophie était trop petit et le tattoo aurait mal vieilli.

En une séance, l’encrage a été réalisé. Elle dit qu’il a été « un peu douloureux ». Le tatouage, relativement récent, n’a pas vraiment vieilli. Sophie l’a fait légèrement modifier lors du recouvrement du scarabée.

 

 

 

La même année, pour l’esthétique, elle s’est fait tatouer un papillon sur l’aine. Elle l’avait vu à Miami et se l’est fait encrer à son retour en France.

Pourquoi à cet endroit ? « Parce que !… Je ne sais pas ! »

 

 

Un an plus tard, Sophie a désiré faire recouvrir le scarabée « abimé » par un autre motif. Elle avait envie d’une rose et d‘un mandala. Sa tatoueuse, une véritable artiste, a assemblé les deux motifs pour n’en faire qu’un. En une séance de 3 heures, l’encrage a été fait. « Les dernières trente minutes ont été douloureuses, surtout sur le scarabée« .

On aperçoit encore indistinctement ce qu’il reste du scarabée. Bientôt, la tatoueuse va probablement ajouter de la couleur sur les pétales de roses pour le dissimuler totalement.

Juste après la pause, après 1h30 de travail sur la rose-mandala, alors qu’elle venait de recouvrir en partie le scarabée, la tatoueuse a retouché quelques lettres des prénoms des enfants, en allongeant des pointes. Curieusement, ce tout petit et bref encrage a été douloureux !

 

 

 

Quelques mois plus tard, Sophie s’est fait tatouer le pied.

Elle voulait un rameau de cerisier en fleurs. « Avec 7 fleurs…« ,   » 7, c’est mon chiffre... »

Son artiste-tatoueuse habituelle le lui a tellement bien placé que, quelles que soient les chaussures de belle saison, le tatouage est toujours visible. Julie, sa tatoueuse, a dessiné et encré en 45 mn. Aucune douleur. Sophie en est particulièrement contente.

 

Sophie dit qu’il y aura sûrement un autre tatouage, ou d’autres. Elle préfère les « petites pièces » aux grands tatouages. Elle reste fidèle à sa tatoueuse qu’elle apprécie beaucoup pour son travail et sa sympathie.

Ce qui est étonnant avec Sophie, c’est qu’elle n’a pratiquement jamais éprouvé de douleur pendant ses encrages. Et aussi qu’elle fait ce qu’il lui plait, quand ça lui plait -en tattoo ! Ses tatouages sont « réfléchis » et une fois qu’elle a décidé, elle ne se pose plus de questions. Elle ne regrette rien.

« Un conseil ? Ne pas se faire tatouer le prénom de son chéri du moment et même du mari ! »