Marion

« Son épaule est tattoo, tattoo ».

Etienne Daho

 

Dans la famille de Marion, des gens proches d’elles et de la même génération -soeurs, cousin, se font tatouer depuis longtemps.

L’envie lui trottait dans la tête mais elle ne passait pas à l’acte.
Et puis, une rupture amoureuse et un divorce : Marion s’est retrouvée seule avec son fils. Changement d’habitudes, d’habitat, éloignement géographique d’avec les parents, chômage, recherche d’emploi…
Marion a changé de vie. Marion a changé : elle décide enfin seule, elle prend un nouveau départ.

Rite de passage ? C’est pendant cette période qu’elle a choisi de se faire tatouer : A 29 ans, un vrai choix personnel totalement assumé, sans personne pour lui faire des remarques.

Elle a préféré l’épaule : une zone corporelle qu’elle peut voir et qu’elle peut montrer. Et pas trop douloureuse.
Elle voulait se différencier des tatoués de la famille par un tatouage original et esthétique : une calavera catrina -tiens ! la mère de Marion se prénomme Catherine- ou tête de mort mexicaine. Il en existe des centaines (voire des milliers ?) toutes plus différentes les unes des autres. Une constante : un crâne vu de face avec de multiples décorations en couleur. Marion trouvait ce symbole de la mort joyeux, coloré, féminin et festif.
Au Mexique « El Dia de los Muertos » est une fête traditionnelle concernant toute la population.

Elle est allée dans le salon de tatouage où sa soeur et son cousin se font encrer. Coralie, la tatoueuse, lui a proposé un dessin coloré. Deux heures et demie plus tard Marion avait son épaule tatouée.

Le tatouage a 2 ans et a bien vieilli. A sa création, Marion le trouvait « gros ». Maintenant, elle le trouve « trop petit et tout seul ».
Elle a décidé d’un encrage de fleurs mexicaines tout autour de la calavera. Et puis sur l’autre bras, une pin-up. Un tatouage « old school », une sorte de « célébration de la femme ».

Marion éprouve une certaine fierté a s’être fait tatouer. Elle se sent « plus forte » maintenant. Elle décide !