MARION C.

« Celle qui sourit toujours… »

«Pourquoi un tatouage ? Parce que j’en avais envie, à l’époque, tout simplement.»

«L’histoire de mon tatouage ? C’était en 2007, j’avais 22 ans et j’étais en Erasmus en Italie. J’étais en train de réviser un soir mes examens du lendemain, et j’ai dessiné sur ma cheville le 1er truc qui me venait à l’esprit, c’est-à-dire mes initiales avec une petite étoile au milieu.

Et puis le lendemain, après mes examens, il restait encore la marque du stylo-bille sur ma cheville, et je suis passé devant un tatoueur avec un ami… J’ai decidé de le faire, comme ça, un peu sur un coup de tête, un coup de coeur, pour marquer la fin de mes examens et puis aussi, je pense, le souvenir d’une année passée en Italie. Je me suis dit que ça resterait au moins gravé jusque sur ma peau.

Donc je l’ai fait. Je suis rentrée, j’ai demandé le prix, ça coûtait à peu près 50… 70 € je crois. Il m’a dit que ça allait être très douloureux et c’était vrai parce que la peau est très fine à cet endroit-là. Ça a duré 5 mn, mais c’était… ça m’a un peu piquée… puis finalement je suis sortie, j’étais contente. Ça fait 10 ans, je ne le vois pratiquement jamais donc je ne m’en lasse pas et… je ne sais pas… il me rappelle maintenant des bons souvenirs, des souvenirs d’une époque où j’étais encore étudiante… brillante (rires). Voilà.»

Le pied !

«Je l’ai fait à cet endroit-là parce que je me suis dit que si jamais je venais à changer d’avis… enfin, si jamais…oui si jamais plus tard je regrettais, au moins je ne le verrais pas donc ça ne serait pas gênant et surtout il ne serait pas visible aux yeux de mon environnement, de mon entourage ou d’un potentiel employeur pendant un entretien donc ce n’était pas dérangeant, ça pouvait rester un petit tatouage secret que seuls mes proches et moi-même pourraient admirer.»

Mes géniteurs !

«Les réactions de mes proches ? (rires moqueurs). Et bien, je suis rentré d’Italie, direction Poitiers, je n’avais pas prévenu mes parents « mes géniteurs », que j’avais donc effectué ce petit tatouage sur leur création, donc ma mère, comme à son habitude, a dit (imitiation de sa mère avec une petite voix) « j’espère que c’est pas un vrai tatouage ! » donc si ! c’était un vrai tatouage. Et à l’inverse mon père a dit « j’espère que c’est pas un tatouage au henné », ce qui était surprenant. Je lui ai dit c’est un vrai tatouage. Il a dit : Ah OK, donc tout va bien. Donc on va dire… une réaction en demi-teinte.

Mais moi en tout cas, je l’assume et c’est ça le principal.»

Mouskane

«J’ai très envie de m’en faire d’autres, j’ai envie d’en faire un depuis longtemps, je mûris le projet depuis longtemps. Mais justement, de par mon nouveau travail, en tant qu’entrepreneuse, pour l’image, j’ai peur de me fermer des portes avec une certaine clientèle. Mais je voudrais en faire un tout petit sur le poignet, qui serait aussi une référence à un de mes voyages qui est l’Inde que j’ai adorée et en fait là-bas, on m’appelait « Mouskane » et en indi -d’ailleurs c’est très joli parce que j’aime beaucoup l’écriture indi-  Mouskane, ça veut dire « celle qui sourit toujours » ou « celle qui garde toujours le sourire ». Je me suis dit tiens ça peut être un joli clin d’oeil, un joli souvenir de l’Inde. Donc j’aurais l’Inde et l’Italie qui sont mes voyages principaux.»

মহিলা À suivre ?

«J’ai cherché un tatoueur sur Paris et en fait il faudrait que ce soit un calligraphe ou même un Indien idéalement. Je n’en ai pas trouvé donc je me suis dit bon on verra… je réfléchis encore. Mais je ne me ferme pas la porte complètement.»