Letty

Let It Be

Depuis l’âge de 18 ans, Letty avait envie d’un tattoo. Mais elle n’était pas prête. Elle a mis longtemps à se construire, à chercher son identité, à trouver « qui elle était ». Et puis au fil des années, de l’expérience de la vie, de ses rencontres, de la vie qu’elle a donnée, son projet a mûri en même temps qu’elle.

Letty a maintenant 38 ans. L’année dernière elle a décidé de se faire tatouer après une longue longue réflexion. Un rite de passage ?

Que choisir ? « Once upon a time » ? une fleur de pissenlit dont les longues étamines s’envolent au vent ? Une écriture orientale délivrant un message philosophique ? Un tattoo exprimant le sens de la vie, la finitude humaine ?

Sur un site (ou magazine ?) elle a vu la photo d’une femme tatouée dans le dos. Une belle écriture, c’était « sensuel », « beau », « rond », « voluptueux »…

 

L’impression -émotion ?- laissée par ce tatouage dorsal, une sensibilité à la philosophie orientale et à l’introspection, des lectures de Mindfullness (Les programmes mindfulness viennent de la rencontre de deux univers : la tradition philosophique orientale, en particulier les pratiques de méditation bouddhistes, et celui de la recherche scientifique occidentale en psychologie, notammentr en neurosciences) ont convergé pour qu’elle choississe une phrase tatouée en tibétain.

Pour  voir son tatouage aisément, elle a choisi le bras, très près du poignet. Cette calligraphie signifie l’IMPERMANENCE. C’est un concept bouddhiste : « le principe d’impermanence nous montre que rien n’est immuable ou éternel, que chaque chose tend à disparaître ou à changer, c’est l’impermanence de toute chose ».

letty

Anitya (en sanskrit) ou Anicca (en pali)

Un jour, elle se fera à nouveau tatouer. Peut-être l’un des deux auxquels elle avait pensé au début, peut-être les deux. Peut-être autre chose…

Once upon a time Letty.