Gaelle

La Rebelle

A 20 ans Gaelle a voulu un tatouage. Essentiellement pour « embêter, enquiquiner mes parents, surtout ma mère« . Depuis l’âge de 12 ans elle y pensait.

Elle se fait donc tatouer un demi bracelet celtique vu sur un book.
Elle ne voulait pas ressembler à ses parents, pas être comme les Autres.
Elle l’a fait encrer de manière à ce qu’il ne soit pas trop visible, mais un peu. Elle souhaitait pouvoir le cacher pour travailler.
Elle a été très fière de ce 1er tatouage. Sa mère l’a découvert plus tard et la réaction a été violente. Gaelle, honteuse, a fait le dos rond .

Vers 21, 22 ans, elle a vécu avec un tatoueur je lui ai servi de peau de cochon (c’est à dire que son compagnon faisait son apprentissage sur elle).
Un rond celtique avec un prénom, tatouage maintenant recouvert.
Un « tableau joli mais raté », recouvert par une tête de mort.
Une femme-guerrière sur le bras : c’était un joli tableau mais raté encore. Il sera aussi recouvert. Puis elle s’est débarrassée du tatoueur. Certains tatouages sont devenus « des mauvais souvenirs ». Insupportables pour elle de continuer à les voir.

Détatouage

Donc Gaelle a décidé de les faire effacer au laser. Ce fut une opération longue -18 mois, 13 séances de 30 mn espacées-, très douloureuses -bien plus que tous les encrages qu’elle a connus-, chère : 2000 €.

Gaelle a connu d’autres tatoueurs et a payé d’autres tatouages, « des motifs pour l’esthétique ».

Le dernier tatoueur qu’elle connaît lui a proposé du « japonais ». Une carpe koï (recouvrant d’anciens tatouages), un dragon sur le bras, et sur le dos, un masque.

Gaelle est « sûre qu’il y a une addiction au tatouage« . Elle réfléchit à une suite pour recouvrir d’anciens tatouages et pour être originale. Mais sa résistance à la douleur a diminué. Il semblerait que l’importance des pièces tatouées, les années d’encrage, augmentent la sensibilité nerveuse du corps.

Gaelle cherche encore et toujours à être différente, à ne pas avoir la même vie que sa mère.
Ses nombreux tatouages lui ont apporté une confiance en soi.
Maintenant, elle est fière de ses tatouages (pas quand elle portait cette femme-guerrière « vulgaire »).

PAS N’IMPORTE QUOI !

Elle dit et elle insiste sur le fait qu’il ne faut pas se faire tatouer par n’importe qui et ne pas se faire tatouer n’importe quoi.
Le fait qu’elle se soit fait beaucoup tatouer, qu’elle ait eu des douleurs assez fortes voire très importantes a généré des questions. C’est comme si elle avait été en attente « avec envie de la douleur« , « pour se punir ? Pour se laver » ?